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vendredi 18 février 2011

«Que le temps me dure...»

...18 février 2009 / 2011!





2 ans de pluie, de neige, de nuages, de soleil et de beau temps !

Je me souviens.
Je voulais partager avec des lecteurs que je ne connaissais pas mon intérêt pour les expressions françaises qui habitent notre langage, parfois sans que nous y prenions garde.
Illustrer par mes photos des expressions populaires me paraissait au début un jeu d’enfant. Et pourtant plus les semaines avançaient, plus les expressions les plus courantes s’épuisaient. Ainsi, prenons au hasard, à la page 101 de l’ouvrage de Marianne Tillier (Les expressions de nos grands-mères) 
« Y a de l’eau dans le gaz !».
Aucune image de ma photothèque ne correspondait à cette exclamation.
Je n’allais tout de même pas me balader avec mon appareil afin de dénicher LA photo idoine !
Alors, je me suis détournée de mon projet initial en m’intéressant aux dictons populaires concernant surtout la météo : grand succès ! Il semble que nous sommes particulièrement sensibles à  l’avenir de notre ciel et de nos paysages : il  agit directement sur le contenu de notre garde-manger. Cette inquiétude répond tout de même à un besoin essentiel pour notre survie.
Enfin, comme je suis plutôt littéraire et très peu scientifique (certains de mes visiteurs s’en sont vite aperçus sur leur blog !), j’ai osé écrire des textes poétiques ou des histoires imaginaires proches des contes. J’ai compris que ce genre de productions atteignait la sensibilité de mes lecteurs.

2 ans ont passé. 
De joie et de découvertes grâce aux rencontres virtuelles.
 

Et maintenant ?

J’avoue que je ne suis plus habitée par l’enthousiasme des débuts. Pour assurer la continuité d’un blog, il est nécessaire de poursuivre dans la régularité la production d’articles. Or, j’ai le sentiment que la tenue d’un site est véritablement chronophage. Le besoin d’exercer ma créativité d’une autre manière devient de plus en plus prégnant.

Je sais que ma présence ici sera  toujours plus espacée. Mais j’aurai encore le plaisir de rendre visite là où j’ai pris l’habitude de m’amuser, de contempler ou d’apprendre.

Enfin, pour VOUS remercier de votre passage ou de votre fidélité, en lieu et place de champagne et de gâteau d’ANNIVERSAIRE, je vous offre  un panel d’expressions et d’images qui vous rappelleront le premier article de ce blog.


AH ! QUEL MUFLE !!

Avoir un bœuf sur la langue
(se taire, garder le silence)







Donner un coup de pied en vache
(nuire à quelqu’un en douce : 
les vaches ne ruent pas comme les chevaux, 
elles peuvent donner un coup de travers)








Faire un effet bœuf
(produire une forte impression)






À chacun son métier, les vaches seront bien gardées !
(Si chacun fait ce qu’il doit faire, les choses iront bien.)

mercredi 2 juin 2010

L'homme qui aimait les “bibornes”

J’aime les chats et leurs façons de communiquer ou ... de nous ignorer.
Mais il m’est arrivé d’avoir aussi un coup de cœur pour des petites bêtes.

Une foule de minuscules grenouilles traversant le sentier m’avaient arrêtée dans ma balade matinale après une nuit bien pluvieuse : craignant de les écraser, je ne savais plus où poser mes semelles. Sur la pointe des pieds (exercice difficile avec des chaussures de marche), j’étais parvenue à les épargner.




Et les tritons alpestres que je retrouve au même endroit, tous les mois de mars de chaque année, me mettent à genoux : l’appareil de photo près de la surface de l’eau les attire et leur regard m’intrigue.




Il y a trois jours, en sortant de l’épicerie, j’aperçus un homme penché sur le sol du parking. Il se déplaçait à gauche, à droite, le regard toujours fixé parterre. Croyant qu’il avait perdu un objet je m’approchai de lui. D’un air malicieux mais étonné par sa découverte, il m’expliqua son manège.
Le ciel avait craché toute la nuit de courtes averses accompagnées par moments de coups de tonnerre. Ce matin-là, alors qu’il commençait son travail de surveillant de parking, le vieux monsieur constata que des dizaines d’escargots sortaient des buissons ou des hautes herbes. Les bibornes s’aventuraient sur les places de parc et, bien sûr, quelques mollusques avaient déjà péri sous les pneus des premiers clients. Tout en contrôlant le va-et-vient des voitures, il sauvait un à un les escargots en les déplaçant dans l’herbe. Nous en avons compté une bonne trentaine de candidats kamikaze ! Il remarqua que les petites bêtes étaient attirées par les mégots de cigarettes et s’y agglutinaient.
Abrités sous son parapluie (sic Georges Brassens), nous avons parlé des avantages des produits frais à mettre dans notre assiette, de l’eau de source volée aux indigènes par une multinationale pour être revendue...
De temps en temps, un petit escargot interrompait notre conversation pour être remis sur le bon chemin.
Simple rencontre par temps pluvieux.



Biborne: mot du patois vaudois pour désigner l'escargot

Extrait du dictionnaire Robert:
Bigorne: petite enclume à deux têtes
Bigorneau: escargot de mer