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mercredi 22 septembre 2010

Des figues et du raisin!

Juteuse, sucrée, goûteuse, vitaminée, ensoleillée...

... et si fondante dans la bouche,
... et si délicieuse sur la langue !


Au jardin d'Odile

Elle se laisse cueillir à l’arbre, non sans résistance : il faut la tourner délicatement dans la paume afin que la tige lâche. Gare aux impatients, sa peau éclate et sa chair se répand le long du poignet.

J’ai fait l’expérience — une première — d’un magnifique goûter sous un figuier : je sentais la chaleur du soleil qui continuait ce jour-là à mûrir les fruits que les guêpes se disputaient.
Je n’ose pas avouer le nombre de figues que j’ai mangées l’une après l’autre. La première dans le panier, la suivante dans le gosier, et ainsi de suite.
Comme Eve de la Genèse, j’adore me servir des “fruits du paradis” volés directement à l’arbre. Rien ne m’arrête, je suis de la caste des “chasseurs-cueilleurs” même si la première fonction ne m’a pas été enseignée. Il me peine de voir languir les fruits dans un plat, aussi artistique soit-il.

La figue, que j’ai détestée durant mon enfance, représente maintenant LE fruit par excellence : celle qui est petite, dont la peau a la couleur aubergine, possède des grains si fins, bien enveloppés dans la chair, qu’on ne les sent pas dans les dents. Il suffit d’écraser le fruit croqué contre le palais et il s’écoule voluptueusement dans la gorge.

Je parle de la figue mûre ; j’exclus toutes celles que l’on trouve dans les supermarchés, encore vertes, cueillies trop tôt pour cause de transport, et qui sont dépourvues de parfum. Leur vue sur l’étalage me laisse à chaque fois mi-figue mi-raisin car ma gourmandise se traduirait par une mauvaise plaisanterie si je me laissais tenter.
Le souvenir d’un “fruit du paradis”, maraudé un soir d’été dans un verger ensoleillé du sud, ne peut plus se transformer en sensation désagréable devant l’insipidité d’une chair immature !

À force de penser, de rêver “figue”, je viens à me demander d’où est née cette expression si courante dont même les chroniqueurs sportifs se mettent à abuser parfois. Par exemple :

«Roger Federer à l’US Open : un parcours mi-figue mi-raisin !»

On pourrait se contenter de définitions glanées d’un dictionnaire à un autre, comme :

«à la fois agréable et désagréable»
« ambigu, mitigé»
«qui présente deux attitudes opposées»
« en même temps, du sérieux et une plaisanterie»

Ma curiosité a été satisfaite lorsque j’ai appris que deux explications, s’appuyant sur l’historicité de l’expression “mi-figue mi-raisin”, mentionnaient la raison de la référence aux deux fruits: la figue et le raisin.


Vignes de Calvisson

Première source :
Durant le Carême, il était permis de consommer des fruits. Or, la période précédant Pâques n’est pas riche en fruits frais. Les réserves ménagères conservaient des raisins secs, coûteux et appréciés, ainsi que des fiches séchées, bon marché mais peu aimées par les gens.
Cela confirme mon souvenir désagréable d’enfance !
Ainsi l’équation {«mi-figue» = désagréable ; «mi-raisin» = agréable} peut se comprendre plus aisément. CQFD

Deuxième source :
Au XVe siècle, le commerce sur la Méditerranée était intense. Corinthiens et Vénitiens pratiquaient un échange continu de marchandises.
Les premiers livraient aux seconds, entre autres, des raisins et des figues. Habiles marchands, les Corinthiens mêlaient des figues, plus lourdes, aux raisins.
La satisfaction des Vénitiens ne pouvait être que mitigée.

Cette dernière explication n’est toutefois pas avérée : elle pourrait être assimilée à une légende.

dimanche 18 octobre 2009

J’vous dirai tout, tout, tout sur la castagne !



J’ai passé une semaine merveilleuse au Tessin, sous le soleil, dans le froid matinal aussi. Mes semelles ont roulé sur les tapis de bogues de châtaignes. Et là-bas, je me suis dit : «Si je leur parlais du roi des féculents d’automne ?»

Je me suis rappelé d’une expression que j’utilisais enfant. Même fille, il ne fallait pas que les compagnons de classe me cherchent noise. Je n’étais pas belliqueuse, mais je n’appréciais pas les provocations ou les moqueries qui avaient tendance à s’éterniser dans les vestiaires ou dans la cour. Pour montrer que j’étais prête à tout pour faire cesser les coups bas, il m’arrivait de menacer ceux et celles qui ne comprenaient pas le langage non-verbal en leur déclarant «Tu veux une châtaigne ??». Je sous-entendais, comme tout le monde le sait, que j’étais prête à leur balancer mon poing n’importe où. L’image de la bogue de châtaigne avec ses piquants devait en principe calmer les plus provocateurs. Eh oui, l’agressivité chez les filles n’est pas une forme de modernité dans la société actuelle, elle existait déjà il y a .... fort longtemps, toutefois l’usage des couteaux (ou cutters) n’était pas dans nos coutumes.

Il arrive que des bandes d’adolescents se rencontrent pour une “castagne” ou une “baston”. Le lieu et la date de la rencontre demeurent le plus souvent un véritable secret que les adultes ne parviennent pas toujours à décoder. Les règlements de compte s’effectuent en groupe pour défendre l’honneur d’une communauté culturelle ou d’un établissement scolaire.
Cette activité sociale, là aussi, n’est pas nouvelle. Je me souviens d’un film que j’avais vu à la Cinémathèque et qui m’avait laissé un grand souvenir : La Guerre des Boutons. La castagne réunissait deux bandes de garçons de deux villages et se terminait par la perte des boutons de culotte, extrême déshonneur pour celui qui en était la victime.

Le nom de la châtaigne réserve ici quelques surprises négatives. Il en est de même pour le marron !

Or, au cours des articles prochains, je tâcherai de mettre en valeur toutes les qualités que ce fruit de saison nous apporte. A s’en lécher les babines !


Autres expressions :
Tirer les châtaignes du feu (avec la patte du chat) ou
Tirer les marrons du feu =
1. se donner du mal pour le profit d’autrui
2. faire faire par un autre quelque chose de périlleux

Faire quelqu’un marron = le tromper

(A suivre)

mardi 29 septembre 2009

Pour en finir avec la pomme...




Cette pomme-là a semé la zizanie et continuera à provoquer des disputes, des bagarres. On l’appelle
la Pomme de Discorde.

En vérité, il est faux d’attribuer au fruit l’entière responsabilité des querelles ou des guerres. Bien qu’elle soit en or et qu’elle attire toutes les convoitises, seul le Manipulateur —au féminin, cela existe aussi— est la source réelle des désaccords. De sa main ou de sa parole traîtresse, il (elle) sait allumer le feu de la rancune, de la jalousie, de la colère et enfin de la vengeance.

Une légende de la mythologie grecque est à l’origine de cette expression.

“Aux noces de Thétis et de Pélée, futurs parents d’Achille, une déesse ne fut pas conviée. Et pour cause : personnifiant la désunion, Eris, appelée aussi Discorde, ne possédait pas les dons qui auraient pu alimenter la corbeille de mariage. Fâchée, Eris-Discorde jeta sur la table des autres déesses du panthéon grec une pomme d’or qui portait l’inscription suivante : «A la plus belle !»
Les disputes furent telles que Zeus choisit un humain, en l’occurrence le jeune berger Pâris, afin que celui-ci désigne la plus belle des déesses.
Héra, la reine des déesses ?
Athéna, la déesse de la guerre ?
Aphrodite, la déesse de l’amour ?
Subjugué par la beauté d’Aphrodite, Pâris lui remit la pomme d’or et acquit de ce fait sa protection et son affection.

Si l’histoire s’était arrêtée là, on pourrait penser que la discorde ne fut qu’un événement passager. Or, Héra et Athéna eurent l’opportunité de se venger de cet affront.

En effet, Pâris était en réalité le fils du roi de Troie. Aphrodite l’aida à séduire et à enlever Hélène, la femme du roi grec Ménélas. La guerre de Troie fut terrible chez les humains et la bataille dans les cieux de l’Olympe eut elle aussi un grand retentissement. Héra et Athéna, soutenant les Grecs, contribuèrent à la défaite des Troyens.”

jeudi 17 septembre 2009

P comme ... tomber dans les POMMES!








Pourquoi cette expression ?

Le sens de cette expression n’est plus à expliquer : tout le monde sait qu’elle indique un collapsus aboutissant à une perte de connaissance, à un évanouissement.
Encore faut-il distinguer la différence entre «Tomber dans les pommes» et «Tomber en pâmoison». La seconde expression (peu usitée actuellement) indique une situation qui résulterait d’une forte émotion alors qu’un dysfonctionnement physiologique est à l’origine de l’évanouissement dans le cas de figure de la première expression.

D’où vient cette expression ?
Le sens de la formule ne prêtant plus à confusion, il est temps de s’attarder sur son historicité. En effet, dans le cercle des chercheurs en littérature française, deux courants d’interprétation s’affrontent.
D’une part, certains spécialistes en la question estiment que George Sand serait à l’origine de l’expression. Dans une de ses lettres (à Madame Dupin), l’écrivaine aurait écrit «être dans les pommes cuites» pour exprimer sa fatigue. Actuellement, on dit d’un petit enfant qui tombe de fatigue qu’il “est cuit”.
D’autres chercheurs, entre autres Claude Duneton (in La puce à l’oreille), avancent l’hypothèse que les prémices de «tomber dans les pommes» sont déjà observables dans la littérature française médiévale.

Mon choix d’interprétation
Je reconnais ici que mon intérêt de connaissance (très subjectif) se tourne du côté de la deuxième théorie. D’une part, je suis une lectrice passionnée par les textes de Duneton : il sait prendre des précautions lorsqu’il avance une idée et, en utilisant le conditionnel dans son discours, il ne ferme pas les diverses possibilités de compréhension d’un phénomène ce qui est tout de même la voie d’une recherche dite scientifique.
D’autre part, je doute fort qu’une expression telle que celle-ci —dont la forme est saugrenue par rapport à son sens— naisse ainsi au milieu du XIXe siècle, sans référence à une éventualité plus ancienne. De plus, l’idée de “tomber dans les pommes” n’implique pas que celles-ci soient forcément “cuites”. George Sand n’aurait-elle pas réactualisé une expression qui était tombée en désuétude ?

L’origine possible de l’expression «tomber dans les pommes»
(selon Claude Duneton)
Il faut emprunter la machine à remonter le temps jusqu’au XIIe siècle. En littérature médiévale, c’est le temps des récits courtois, du roman de Tristan et Iseut, des légendes arthuriennes. Les grands écrivains de l’époque sont Thomas d’Angleterre, Chrétien de Troyes, et...

Marie de France
«notre première femme poète» (dixit Lagarde & Michard), vers 1160. Elle était cultivée, connaissait le latin et l’anglais, vivait à la cour d’Angleterre sous Henri II et Aliénor d’Aquitaine. Elle a écrit des “lais”, poèmes reprenant des légendes du pays breton.

C’est dans un de ces poèmes que Claude Duneton a mis le doigt sur une des sources possibles de notre expression.

Marie de France, dans Les Deux Amants, fait le récit d’un drame d’amour.
Un jeune garçon meurt d’épuisement d’avoir porté son amante au sommet d’une colline. La jeune fiancée succombe elle aussi à la vue de son amant mort. Le père de la fiancée, qui était roi, ne les voyant pas revenir, part à leur recherche. Lorsqu’il les retrouve,

«Li reis chiet a tere paumez»


Paumez est une ancienne forme de pasmé (pâmé, évanoui), la paumeison étant le mot ancien de pâmoison.
Claude Duneton met en relation le fait que le texte original de Marie de France est en anglo-normand et les constats qu’il a pu effectuer lors d’une étude entreprise en Normandie actuelle dans un contexte rural. A savoir que le dialecte normand utilise toujours le mot «paumé» pour «pâmé». De là, l’expression

tomber dans les pommes
dérivé de
tomber dans les paumes

CQFD


(A SUIVRE, encore)

vendredi 11 septembre 2009

Ma pomme, c'est moâ â â â!




« Ma pomme, c’est moi
J'suis plus heureux qu'un roi
[...] pour être heureux comme,
Ma pomme,
Ma pomme,
Il suffit d'être en somme
Aussi peinard que moi.»








En 1936, Maurice Chevalier chantait cette rengaine.
Rappelez-vous, c’était du temps où “tout allait très bien, Madame la Marquise”. À croire que les auteurs compositeurs de cette époque avaient besoin de conjurer le sort ou de consoler le peuple.

Oui, j’aime la chanson française.
Oui, j’aime aussi les fruits de l’automne.
Oui, j’aime encore mieux confectionner des gâteaux aux pommes.

Alors, en clin d’œil à tous les blogueurs et toutes les blogueuses gourmets et gourmands, je vous parlerai de la reine de l’automne, avant la châtaigne, j’ai nommé LA POMME !

Celles de mes deux pommiers tombent malheureusement avant maturité : ou elles sont véreuses, ou les fourmis les colonisent déjà sur l’arbre. Il semble que les soins bio que nous apportons à notre jardin n’ont pas été satisfaisants cette année.
Aussi la quantité de pommes que je vais pouvoir conserver n’est pas proportionnelle au nombre d’expressions populaires que j’ai pu récolter ici et là.
Car, la POMME, reine de la table et des récréations scolaires, a aussi nourri l’imaginaire populaire et suscité des comparaisons cocasses. Voyez plutôt :


aux pommes = délicieux

bonne pomme = se dit d’une personne facile à duper

haut comme trois pommes = de petite taille

jeter des pommes cuites à quelqu’un = l’injurier

c’est pour ma pomme = c’est pour moi

ma, ta, sa pomme = moi, toi, lui

se sucer la pomme = s’embrasser


(A SUIVRE)

lundi 31 août 2009

C'est pas d'la tarte!



C’est pas d’la tarte...
... que de rédiger un article tel que celui-ci !

En effet, Foise aimerait que je fasse une recherche sur le Jeûne genevois. Or, le Jeûne genevois a un lien avec le Jeûne fédéral, quoique pas tout à fait. Vous me suivez ?

Je n’ai pas trouvé de documentation papier chez moi sur ces spécialités helvétiques. Donc j’ai demandé à Google de m’indiquer quelques sites qui m’ont permis de vous rédiger le résumé suivant.

C’est pas d’la tarte, je vous l’avais annoncé.

La pratique du jeûne est encore d’actualité : on jeûne pour reposer un organe (le pancréas adore ça) ou le corps entier. C’est une action qui consiste à se priver momentanément —cela va d’un jour à deux semaines—des excès d’une nourriture la plupart du temps abondante et trop riche.
Les jeûnes sont aussi dictés par des préceptes religieux. Le Carême, situé entre la période des carnavals et de la Semaine Sainte (Pâques), aide les croyants (très) pratiquants à se préparer au temps de la Passion.

La pratique du jeûne n’est pas une invention récente. Elle date du Moyen Age. Le jeûne représentait une forme de pénitence lorsqu’une catastrophe, une guerre ou une épidémie décimaient une grande partie de la population. Les survivants —paysans, serfs, bourgeois, chevaliers, seigneurs, gentes dames et monseigneur— jeûnaient pour obtenir le pardon ou pour remercier d’avoir été épargnés par le malheur.

{*Il faudra s’en souvenir si la grippe A H1N1 fait des ravages en Europe*}

Je vous l’avais dit, c’est pas d’la tarte, cette recherche...

... car l’Histoire se complexifie avec la Réforme : 16ème siècle, 1536 pour Genève, la Rome protestante.

Devant les vicissitudes de la vie, les autorités citadines ou cantonales décidèrent d’institutionnaliser le jour du Jeûne : pour Berne, par exemple, ce fut chaque jeudi. Finalement, les cantons se mirent d’accord pour unifier la date du Jeûne.
Les cantons protestants, au cours de la Diète (=assemblée) de 1639, adoptèrent une journée de jeûne en commun, accompagnée de collectes en faveur des Protestants persécutés à l’étranger. La Diète des cantons catholiques prit la même décision en 1643.

À partir de ces événements, l’Histoire suisse présente des tentatives d’unification du jour du jeûne sur l’ensemble du territoire confédéral.
Les Protestants choisirent le deuxième jeudi de septembre, les Catholiques, le dimanche qui suit. En 1831, le troisième dimanche de septembre fut décrété jour officiel de Jeûne fédéral pour tous les cantons. Cette décision eut pour fondement la consolidation de la paix religieuse entre les deux confessions.


Enfin, Foise, j’en viens au cas du Jeûne genevois.
Décidément, c’est pas d’la tarte !

Le jeûne pratiqué à Genève revêtait une importance particulière : d’abord il fut une réaction à une répression contre les Protestants de Lyon en 1567, ensuite il persista durant l’occupation française (1798-1813). Cette célébration eut une signification à la fois religieuse et patriotique, permettant de décliner ainsi l’identité genevoise et protestante. .

En acte de résistance à la décision de la Diète de 1831 qui avait unifié la date de célébration du jeûne sur le plan fédéral, les Genevois instaurèrent leur propre journée de jeûne.
Le Jeûne genevois, célébré le jeudi après le premier dimanche de septembre, est légalisé en 1966. Il devient un jour férié pour les Genevois.

Je dirai encore, pour finir, quelques mots sur la tarte.
Au 16ème siècle, les restrictions alimentaires pouvaient être très sévères durant la pratique du jeûne. Dans certains cantons, le seul menu du repas de midi consistait en une tarte aux pruneaux.
Nous avons gardé la tradition de confectionner (souvent en quantité) et de déguster en famille la tarte aux pruneaux (en Suisse, on dit gâteau) le jour du Jeûne fédéral ... ou genevois. Ce jour-là, les vieux fours à pain des villages qui les ont restaurés chauffent à fond et les habitants y font cuire leurs “gâteaux”.

Vous reprendrez bien un peu de ma tarte ?






Un merci tout particulier au site www.pasaj.ch où j’ai trouvé les info nécessaires à cette recherche.

dimanche 21 juin 2009

J'aime...


(pour répondre à Josée alias Amelanche1
qui m'a taguée un certain jeudi 4 juin...)

J’AIME ...
le miel et le chocolat,
les pantalons et les bracelets de pierres,
les ânes, les grenouilles et les chats,
l’odeur de la pluie qui s’évapore,
Bach et Mozart,
notre fidèle merle perché sur le thuya,
le crépuscule derrière le Jura,

mais encore,
J’AIME...
être oisive ou scrapper mon album photos,
lire des récits autobiographiques,
observer le trafic volatile dans le jardin,
tailler une bavette au téléphone avec ma sœur
ou écouter “L’été indien” avec Joe Dassin.



Mais avant tout.
J’AIME...RAIS
pouvoir «CULTIVER MON JARDIN» !

Pour un instant seulement, une petite journée peut-être, le désir de pouvoir m’occuper uniquement de mes affaires sans me soucier de celles des autres me hante parfois. Lorsque le devoir devient pesant, lorsque l’empathie s’épuise, alors je rêve de refermer derrière moi la porte de mon “jardin”.
Le vert de la prairie serait plus doux et le vol du papillon plus serein.
Le rouge de la cerise plus lumineux et la feuille de l’ortie moins piquante.


Amis lecteurs blogueurs (le masculin est d'un usage purement pratique), êtes-vous prêts à reprendre le flambeau? Vous l'avez deviné, le thème est “...ce que j'aime”.
Je passe le témoin à qui le souhaite...

jeudi 19 février 2009

P comme prunes!

Au milieu d'un cours de français (que je donne à des adultes étrangers), F., un participant, nous raconta une scène qu'il avait vécue avec un ami, iranien lui aussi.
Celui-ci lui a expliqué qu'il avait été embauché pour un petit boulot, sans contrat, si ce n'est sur la base d'un rapport de confiance. Fâché de n'avoir rien gagné en échange, il dit à F., sans trop d'explications, qu'en fait il avait travaillé pour des prunes.
F., comprenant véritablement le mot prune en tant que fruit, ne saisissait pas qu'en Suisse, pays d'accueil, on pouvait être payé en marchandise, de surcroît en cageots de fruits –même goûteux et savoureux! Rassuré tout de même sur le sens de l'expression (pour rien), il nous affirma joyeusement qu'il aurait bien l'occasion d'utiliser cette formule à son avantage.

Autres usages de l'expression:
Des prunes! = Non.
Avoir sa prune = Etre ivre.