La neige... Elle est venue, elle est repartie.
Pas eu le temps de l’apprécier, une fois les travaux qu’elle nous a imposés.
La neige... Elle reviendra.
Sans doute.
J’espère.
J’aime l’impression de vivre dans un cocon où les bruits sont étouffés.
Cette blancheur tout autour nous éloigne pour une fois de la routine.
Les routes sont encombrées, glissantes ? Je ne sortirai pas, j’attendrai.
Les produits frais commencent à manquer ? On improvisera avec les réserves de la cave.
Nos habitudes sont remises en question : qui viendra libérer la rue assez tôt ? Les machines existent, modernes, souples, rapides et de plus en plus silencieuses. Mais à vouloir libérer l’Homme de ses servitudes et apaiser les dépenses publiques, les penseurs de l’économie communale ont créé un nouveau phénomène : il n’y a plus assez de bras ni de cerveaux pour conduire ces déblayeuses à neige. Ainsi, sans 4X4 (encore faut-il savoir le maîtriser sur des pentes verglacées), il devient difficile de se déplacer avant... dix heures du matin.
Il va encore neiger... pour Noël...
Car sans une couverture blanche, comment pourraient-ils se déplacer, les rennes avec leur traîneau ?
Il faut qu’il en tombe encore de ces sacrés flocons ouatés. Sinon nous ne pourrions plus rencontrer à l’improviste nos voisins. Dégageant en commun nos accès, outil en main, entre deux pelletées, nous aurions une nouvelle fois l’occasion de tailler une bavette. Les tâches partagées engendrent toujours de la bonne humeur et des sujets de discussion certes futiles mais néanmoins spontanés.
Enfin, s’il ne neige pas, à quoi serviraient encore nos petites cabanes suspendues aux branches les plus proches de la maison ? Faudra-t-il les transformer en cybercafé pour mésanges bavardes ? La bleue et la huppée prennent leur aise en ce moment alors que le terrain et les écorces sont à nouveau découverts.
Et le spectacle est plutôt calme ces jours.
“Tombe la neige”...
... mais c'est la bise noire qui règne aujourd'hui.
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lundi 13 décembre 2010
lundi 1 février 2010
2 février, dictons de la Chandeleur
À la Chandeleur neige au poteau
Si elle n’y est pas, il la faut.
Si elle n’y est pas, il la faut.
À la Chandeleur
Les jours croissent d’une heure
Et le froid pique avec douleur.
Quand la Chandeleur est arrivée,
La perdrix grise est mariée.
À la Chandeleur claire journée
Annonce une bonne année.
S’il pleut sur la chandelle,
Il pleut sur la javelle.
Rosée à la Chandeleur,
Hiver à sa dernière heure.
Du perce-neige, la blanche fleur,
Est la violette de la Chandeleur.
À la Chandeleur, il faut manger de la soupe dorée
Pour avoir de l’argent toute l’année.
À la Chandeleur, verdure,
À Pâques, neige forte et dure.
Soleil au 2 février,
L’hiver sera prolongé.
Le jour de la Chandeleur,
Quand le soleil suit la bannière,
L’ours rentre dans sa tanière.
AJOUT de dernière minute: La Commère explique l'origine de la Chandeleur et donne une recette de pâte à crêpe.
vendredi 18 décembre 2009
Et c'est reparti! première neige de saison et rhume carabiné!
Est-ce que
les canards
s'enrhument
aussi ????
Je me suis posé cette question en voyant les colverts se promener allègrement sur la neige fraîchement tombée. Ils soulèvent leurs pattes orange du duvet neigeux en les secouant hardiment (si, si je l’ai observé). Leur démarche est la même que sur terre ferme. Et pourtant, je m’imagine les pieds nus sur cette masse froide et je grelotte d’avance. Je repose la question car j’ai gardé dans un petit coin mon âme enfantine : est-ce que les canards peuvent attraper un rhume? Certainement que non, je devine les enseignements scientifiques qui vont chuter dans ma boîte à commentaires : les canards sont dépourvus de canaux sanguins à leurs extrémités palmées, leur duvet est recouvert d’une fine pellicule de graisse, mais encore.
Merveille de la nature ! Si Copenhague savait !
Bienheureux colverts qui ne connaîtront jamais ce que signifie un “rhume carabiné”,
celui qui vous épuise en un rien de temps des montagnes de mouchoirs (non, je n’ai pas dit qu’ils étaient en papier, politiquement pas correct !),
celui qui vous donne un langage ... et oui, be banard !
celui qui vous exclut de toute prise de parole lors d’un colloque,
celui, enfin, qui vous assène un monumental mal de crâne, tel que vous vous décidez à avaler la boîte de comprimés antidouleur.
Cela s’appelle un “rhume carabiné”.
J’en sors aujourd’hui, sauve et bien lucide, alors que la neige vient de faire son apparition chez nous.
C’est beau, les arbres ont pris de l’embonpoint. Les branches du pin de Sibérie plient un peu, mais sans gravité, les haies sont couvertes d’un tapis blanc où les merles vont pouvoir sauter demain à pieds joints ou à cloche pied. Ce sont eux qui décident de la règle du jeu. Les chats du voisinage n’y voient que dalle.
Comme on pourrait peut-être le penser, le rhume «carabiné» n’est pourtant pas une invention de futurs médecins.
Les carabins étaient au XVIe siècle des soldats de cavalerie légère. Ils se distinguaient par leur rapidité fulgurante au début d’un combat. Ils avaient changé leur lance en mousqueton court, nommé carabine. Ils surprenaient les premiers rangs des ennemis de telle manière que ceux-ci ne parvenaient pas riposter rapidement.
Ainsi, l’adjectif «carabiné» nous est parvenu par analogie pour indiquer une «violence brusque» que l’on a tendance aujourd’hui à assimiler aux accès de fièvre ou au rhume qui nous «saisit sans crier gare, en toute saison».
(Sources : La puce à l’oreille, Claude Duneton, Stock)
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